De Singkil à Sibolga
Le bateau pour Singkil part avec quelques heures de retard, et comme on arrive du coup à marée basse 5 heures après, il faut attendre une heure en mer avant de débarquer. On n'est que 5 passagers. Une petite barque de bois menée par père et fils passe par là, ils me proposent de m’éviter cette attente en me menant au quai pour 10000 roupies, 0,8 €.La petite embarcation surfe sur les vaguelettes. Ça me fait drôle d’enfourcher à nouveau le vélo, après cette petite semaine en mer.
Je reprends la même route, longtemps plate, jusqu’à l’embranchement à droite pour Sibolga. Je traverse de pittoresques villages aux maisons de bois, grimpant de petites côtes raisonnables sur une dizaine de kilomètres, puis ce sera une multitude de petits murs à 10 % annulés par de courtes descentes, l’altitude ne dépassant pas les 180m.
Situbutubu où je pensais faire étape, n’est qu’un gros village sans possibilité de nuitée, donc je continue les incessantes grimpettes de collines en collines, plantées souvent de palmiers à huile, et séparées par de belles rizières. Pas trop  d’endroits pour camper, la nuit s’avance, je n’ai qu’une faible lumière, et même si la circulation reste modeste, ça devient quand même dangereux. Je quitte la province d’Aceh pour retrouver celle de Sumatera Utara. Entre deux villages, j’avise un chemin qui monte entre les palmiers et plante ma tente juste au-dessus de la route, évitant d’utiliser la frontale pour ne pas être vu. Soupe aux nouilles, puis je m’allonge porte ouverte mais moustiquaire fermée, à cause des moustiques, et des serpents et je sue rapidement, il fait trop chaud dans la tente. Et je suis un peu en pente.
A 22 heures, j’entends des motos monter le chemin, les phares éclairent ma tente, puis 4 types arrivent, des jeunes. Ils ont dû m’apercevoir et voulaient satisfaire leur curiosité. L’un d’eux me propose d’aller dormir chez lui, mais je n’ai pas envie de remballer dans la nuit et de parcourir encore des kilomètres. Ils finissent par partir. Je m’attendais à ce qu’eux ou d’autres viennent dans la nuit, mais non. Je suis content de voir arriver le jour, déjà réveillé vers 5 heures par des gamins partant je ne sais où et piaillant, puis j’entends les chiens, les coqs, les piétons partant aux champs, les oiseaux…
Je suis vite à Barus, drôle de bourg à l’habitat dispersé, sans âme, en bord de mer. Je bois un thé dans une baraque en bois en compagnie de types sympas qui n’en reviennent pas, comme toujours, de mon voyage à vélo. Je sors par une route en assez bonne état plutôt plate, mais ça ne dure pas et je retrouve les grimpettes, avec des zones défoncées, longeant la montagne que j’aborde par petites touches au-dessus des rizières fraichement coupées. Les arrêts se succèdent avec ces courtes discussions, là avec un chômeur qui invite sa sœur à m’offrir le thé, là avec une famille nombreuse, et les « hello mister » ponctuent mon avancée.
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